Ne pas écrire, c’est grave ?

On parle très peu, voire pas du tout, des moments sans.

Sans écriture.
Sans envie.
Sans idées.
Sans...

Et pourtant... il y a de fortes chances pour que tu en ais déjà connu au moins une (ou que tu en connaîtras une).

Cette période "sans" n'est pas facile à gérer.
En général, elle vient avec :

La culpabilité

Dans ma tête ça donne :

"Ah... t'es autrice, mais t'écris pas!"
 

Alors, est-ce que c'est grave de ne pas écrire ?
Est-ce que c'est grave d'avoir des périodes sans ?
Est-ce que ça veut dire qu'on n'est pas des "vrais" écrivains ? 

Ah moins que tu ne me prouves le contraire, je vais partir du principe que tu es un être humain. Or, l'être humain est un être fort complexe, qui, non seulement est capable de raisonner, mais qui et, en plus, capable de sentir et de s'émouvoir, de se remettre en question, de créer des concepts, de ressentir de l'empathie et bien plus... 


Cette complexité fait de lui (et donc de nous, encore une fois je présume que tu n'es pas un extra-terrestre ou un robot mais libre à toi de me contredire) un être fondamentalement imparfait. 
 

Cette nature imparfaite rentre en conflit avec l'image idéalisée qu'on peut avoir d'un métier, d'un statut ou d'un manière d'être.
De plus en plus, avec les réseaux sociaux notamment, on nous fait/laisse croire qu'on doit être parfait ! 
Mère/père parfaite
Petit.e ami.e parfait.e
Auteur parfait
Entrepreneur parfait etc. 

Certains prétendent même détenir LA solution, LA clé pour cocher toutes les cases et atteindre cette perfection tant souhaitée. 

Mais... bien souvent la réalité est là pour mettre un bon gros coup de pied à cette montagne de perfection.
Oui, nous ne sommes pas des machines - comme le dit si bien et si souvent Florieteller dans son podcast Bulles Nomades.
Oui, c'est ok de ne pas cocher toutes les cases. D'avoir des moments "sans". 
Oui c'est ok de changer d'avis. 
Oui c'est ok de passer du temps sans écrire.

Si c'est important pour toi, ça reviendra. 

Et... si ça ne revient pas, que tu n'en ressens pas l'envie, pas l'enthousiasme, pas le manque : ce n'est pas grave.
Et tu as le droit de l'accepter aussi. 

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Mais, parce que je sais que cette situation est inconfortable, voici quand même :

1. Interroge le pourquoi ?

Se demander pourquoi on n'écrit pas t'aidera à mettre de la conscience sur les raisons de cette absence d'écriture et à être plus en paix/serein.e avec ça.

Quelques exemples de raisons :

* parce que ce n'est pas ma priorité en ce moment
* parce que je suis extrêmement fatiguée
* parce qu'émotionnellement ça ne va pas...
* j'ai besoin de recharger mes batteries créatives - je nourris mon chaudron

Certaines raisons en cachent d'autres :
par exemple " je n'ai pas le temps d'écrire, je suis trop occupée avec ci, ça, et ça... " peut cacher une raison plus profonde :

" je me maintiens occupée pour ne pas écrire, parce que... j'ai peur de ne pas être à la hauteur."

Tu peux continuer à creuser en continuant à te demander "Pourquoi? "

2. Que veux-tu faire de ce pourquoi ?


Maintenant que tu as défini ce qui au moins une raison de cette phase sans écriture, il est temps de décider comment tu souhaites l'appréhender.

Soit, tu décides que la raison sous-jacente à cette arrêt c'est la peur... de réussir ou d'échouer et qu'il est grand temps de se retrousser les manches.

Soit, tu comprends que c'est un moment sans nécessaire pour la suite et tu acceptes de le vivre pleinement, avec la confiance de "ça reviendra".

Et surtout, soit bienveillant.e avec toi-même.

Et toi, comment gères-tu les moments sans ?

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